Les personnes âgées savent ce qu’elles veulent et peuvent encore contribuer à la société québécoise.

PHOTO : Jacques NADEAU

Lise GAUTHIER est une femme dont le cerveau est en constante ébullition et qui aime aider sa communauté en lui offrant des opportunités pour mieux connaitre son patrimoine.

J’occupe ma retraite, j’aurai 80 ans cette année et j’ai du mal à réaliser que je sois déjà rendue à cet âge-là. Je vis très bien cette période de ma vie. J’ai constaté qu’il est important de prendre sa place, car si on attend que les gens viennent nous chercher, cela risque de ne jamais arriver.

Avoir des projets aide à rester dans son temps et présent dans le milieu. Je crois que ce sentiment de joie et de plénitude qui m’habite vient aussi de la satisfaction du travail accompli. J’ai été enseignante, j’ai fait de mon mieux. Je suis présidente de la Société d’histoire 1 depuis 2003 et je donne tout ce que j’ai.

Depuis la pandémie, je sens un changement. On implique davantage les ainé.es et c’est tant mieux : les personnes âgées savent ce qu’elles veulent et peuvent encore contribuer à la société québécoise.

Malheureusement l’âgisme existe encore, mais j’ai le sentiment que nous sommes peut-être à l’aube d’une certaine forme de renaissance quant à la vieillesse, ce qu’elle représente et la place qu’elle pourrait occuper à l’avenir.

[1] La société émet un bulletin 4 fois par année, des chroniques sur Saint-Roch, offre des visites guidées de maisons patrimoniales, organise un rallye historique, un bingo adaptée à l’histoire…