Le sourire illumine le visage de cette femme qui décrit le bénévolat comme un état d’âme qui ouvre les portes du bonheur. Ce sentiment d’être active au sein de la cité la rend radieuse.
J’ai du mal à intégrer le fait que j’aurai bientôt 80 ans. Je considère la vieillesse comme un nouveau départ. Être « vieux », c’est la liberté, on se lève quand on veut et on décide de comment sera la journée.
Il faut arrêter de penser que la vieillesse est l’antichambre de la mort, ce n’est qu’une autre étape de la vie. Être bénévole aide à l’accepter, à trouver un sens car tu as le sentiment d’être utile. Ce faisant, on se crée de nouveaux amis, on se sent vivant.
Je ne veux pas entendre parler des CHSLD et souhaite passer mes derniers jours avec ceux que j’aime ; mes deux filles seront là pour moi. Je suis consciente que j’ai de la chance. Certaines personnes aiment habiter dans des résidences pour personnes âgées. Pour ma part, tant que je serai en mesure de faire des choix, il n’en est pas question : ça parle de maladies, c’est déprimant et puis on vit avec des personnes qui sont du même âge que toi, qui attendent qu’on organise leur vie pour eux. Ce n’est pas mon choix et ce ne le sera jamais.
