Un gang de petits vieux ensemble, c’est pas drôle, ça prend de la jeunesse.

PHOTO : Jacques NADEAU

Claude FOURNIER est bénévole à temps plein. Il n’arrête pas. Quand on lui pose la question sur la vieillesse, il répond qu’il n’est pas rendu là.

Je fais du bénévolat pour la Fabrique de Mandeville et demeure disponible quand la municipalité a besoin. Il faut faire très attention car la solitude, c’est pernicieux et peut se montrer une bonne compagne. Première chose que tu sais, tu ne sors plus. Alors je m’occupe et espère maintenir cette cadence un bon moment.

CE QUI EST INJUSTE EST QUE CERTAINES PERSONNES ÂGÉES N’ONT VRAIMENT PAS LE SORT QU’ELLES MÉRITENT.

Quand tu vieillis, tu n’as plus le même rythme et les ainé.es qui ne prennent pas leur place se font tasser. Je ne veux pas être traité ainsi.

Quand la fin viendra, je voudrais décider de l’endroit où ça va se passer, chez-moi.

Je ne veux surtout pas aller habiter dans ces résidences qui clament que la vie est merveilleuse, parce que c’est faux. Beaucoup de personne qui ont survécu à la Covid, enfermés pendant des mois, ont quitté des résidences parce qu’ils n’avaient plus confiance.

Et puis, il faut l’avouer, un gang de petits vieux ensemble, c’est pas drôle, ça prend de la jeunesse.