Henri LEBLANC est un homme d’une stature imposante, courbé par la maladie mais avec un regard rempli d’humanité. Il fabrique des figurines qu’il donne, pour le plaisir de donner.
J’avais une propriété à Saint-Elzéar-de-Bonaventure. Je pouvais chauffer mon poêle à bois et m’endormir les portes ouvertes, c’était devenu problématique.J’ai fait un ACV et les médecins se sont rendu compte que je n’avais plus beaucoup d’équilibre. Mon fils a décidé que je devais vivre en résidence. Comme il habitait Saint-Jean-de- Matha, je me suis retrouvé au Grand Manoir.
Je souffre d’insuffisance respiratoire, l’apnée du sommeil m’empêche de dormir, ce qui fait que je suis continuellement fatigué. Mais j’ai trouvé mon sanctuaire avec cette chambre que j’ai choisi d’occuper. C’est paisible et joyeux. J’ai de la place pour mon lit et un gros bureau sur lequel je fabrique des petites figurines, des sortes de talismans.
Mon plaisir c’est de les donner et de voir le sourire sur le visage de la personne qui reçoit.
