Je vis seule, j’aime le calme que cela me procure. J’aime mieux mourir que de me retrouver dans un CHSLD.

PHOTO : Jacques NADEAU

Rose a un nom fabuleux, Desrosiers. Adepte du jour-le-jour cette femme sensible ne regarde pas trop dans le rétroviseur et n’a pas non plus la tête dans les nuages. Elle s’accroche au présent comme à un grand arbre qui fait du bien. 

J’accepte la vieillesse car je veux vivre. L’autre choix c’est de se laisser mourir…

J’essaie de me tenir en forme et d’avoir une ouverture d’esprit. Je suis bénévole active, mais j’y vais à mon rythme.

À nos âges, on roule sur la voie de service, pas sur l’autoroute. On va moins vite. Mais si on s’entoure de gens positifs, on peut mieux profiter du temps qu’il nous reste.

Je vis seule, j’aime le calme que cela me procure. J’aime mieux mourir que de me retrouver dans un CHSLD, avec ce qu’on m’en raconte, beaucoup de personnes sont laissées à elles-mêmes sans jamais recevoir de visiteurs, ça non.

Quant aux résidences pour personnes âgées, je m’y verrais peut-être, mais pas dans des endroits trop gros parce que là c’est pas l’humain qui compte, c’est la piastre… Mais personne ne peut prédire comment seront nos derniers jours.

Pour ma part, en autant que je puisse avoir le choix, c’est ce qui compte. Chose certaine je n’ai pas l’intention d’étirer la vie si elle ne veut plus de moi.