S’assurer une vieillesse correcte, c’est prévoir l’imprévisible.

PHOTO : Jacques NADEAU

Cécile GADOURY GIRARD a évolué toute sa vie au sein d’un clan où chacun apprend à être là pour l’autre. À 66 ans, elle continue d’être le pilier d’une grande famille.

S’assurer une vieillesse correcte, c’est prévoir l’imprévisible, mais le plus important c’est d’accepter que nos capacités diminuent et de côtoyer des gens d’âges différents.

Les jeunes ont une réalité qui peut surprendre; il y a de beaux moments de complicité à vivre, travailler et à échanger avec eux.

J’aimerais vieillir près des miens.

QUAND TU DÉRACINES UN ARBRE, TU RISQUES DE LE FAIRE MOURIR.

Il en va de même pour une personne que tu retires de son milieu de vie, elle a peu de chance de s’en sortir indemne. Je me dis que si des fiscalistes comptables examinaient vraiment la situation, ils arriveraient au constat que c’est plus rentable d’investir dans l’aide à domicile.

Je comprends en revanche que des gens choisissent d’aller en résidence, parce qu’ils n’ont plus l’énergie. Peu importe la décision que tu prendras, il faut avoir le choix et le droit de s’exprimer à cet égard.

CE QUE JE NE VEUX ABSOLUMENT PAS, C’EST ÊTRE UN FARDEAU POUR MES ENFANTS.

Si je souffre d’une maladie dégénérative, je demande l’aide à mourir. Je suis très croyante, mais j’ai appris en agriculture qu’on ne laisse pas les animaux souffrir, alors pourquoi infliger l’intolérable à un être humain ?