J’aime utiliser ce mot, vieux, il est fabuleux et je me demande pourquoi on tend à l’occulter.

PHOTO : Jacques NADEAU

Femme au tempérament de feu, Diane CÔTÉ parle des ainés comme d’un grand projet. Chaque jeudi elle anime son ‘Café des ainés’ afin de briser l’isolement.

Il n’y a pas longtemps que je suis installée à Saint-Esprit, je voulais redonner à cette communauté qui m’avait si bien accueillie. J’ai fait ce que je fais souvent : j’ai réuni des gens autour d’une table. L’excuse est de prendre un café mais le but est de briser l’isolement. La plupart des participants sont de jeunes retraités, mais il y a une mixité d’âges et de genres, incluant des vieux. J’aime utiliser ce mot, vieux, il est fabuleux et je me demande pourquoi on tend à l’occulter.

Ce à quoi auquel je tiens est de pouvoir conserver mon autonomie jusqu’à mon dernier souffle, même choisir où je vais mourir. Mes deux grands-mères sont mortes dans leur lit à 95 ans. L’une d’elle avait l’habitude de faire une sieste après le diner. Un jour elle ne s’est pas réveillée et est partie sourire aux lèvres. J’espère avoir la même chance. En attendant il y a de quoi faire.

CE QUI M’INTÉRESSE EST DE TRAVAILLER SUR LE POUVOIR DES AINÉ.ES.

On ne nous écoute pas suffisamment, on ne nous entend pas. Le vieux mérite le respect, j’en ai fait mon cheval de bataille.