Sur l’échelle de 1 à 10, Jean Malo obtient un 9,99 en termes de résilience. Il vit seul dans sa maison et s’est équipé de différents engins qui l’aident à̀ se déplacer.
J’ai fait tous les métiers ou presque. Parfois cela n’a pas bien été.
ON A DES MÉSAVENTURES QU’IL FAUT DIGÉRER, AIMER AUSSI, SIMPLEMENT PARCE QUE CE SONT DES EXPÉRIENCES VÉCUES.
Il s’agit de se retrousser les manches et de recommencer.
Dans la famille nous étions 3 garçons et 5 filles. J’ai arrêté l’école en 1943. Mon père travaillait à la Commission des liqueurs (SAQ) située rue Notre-Dame et avait besoin de moi. À l’époque, il vendait de la bière.
Nous habitions une petite maison de deux chambres à coucher, une pour les garçons et une autre pour les filles. Son rêve était de reconstruire plus grand : il finit par bâtir un bloc appartements pour entreposer la bière et pour héberger sa famille. Toute sa vie a été marquée par des projets, c’était un bâtisseur.
JE NE SUIS PAS PRESSÉ DE PARTIR, J’AIME LA VIE.
J’ai été élèvé sur la Place du marché. J’avais dix ou douze ans et ma mère me laissait y aller tout seul. J’ai l’habitude du mouvement et j’en ai besoin. J’arrête rarement, même à mon âge, mais je suis conscient que j’aborde la grande finale !
J’ai deux cancers qui sont contrôlés, le cancer du sang et le cancer de la prostate. Mon cœur est aussi fatigué. Je ne sais pas si je vais finir alité ; si c’est le cas, je ne pourrai plus vivre dans ma maison. Alors j’ai pris des dispositions et j’ai fait application à la Maison Amélie Fristelle. Ma santé décidera.
Pendant 25 ans j’ai participé́ à des marathons à travers le monde et un jour mon cardiologue m’a dit d’arrêter, que mon cœur ne pouvait plus fournir. Alors je me suis organisé un chez-moi qui me convienne. Mes enfants viennent me voir souvent.
JE SAIS QUE JE SUIS CHOYÉ, QUE CE N’EST PAS LA MÊME CHOSE POUR LA MAJORITÉ DES AÎNÉS.
De nos jours, les jeunes ont plus de scolarité, mais le savoir- vivre manque. La religion est chose du passé, mais rien ne l’a remplacée.
LES VIEUX ONT ENCORE UNE PLACE AU SEIN DE NOTRE SOCIÉTÉ, MAIS ÇA POURRAIT S’AMÉLIORER.
Il faut oser faire mieux, mais avant tout : la vieillesse dépend de comment on l’entrevoit.
