Évangéline RICHARD
Le 16 août 2022, le Festival acadien de la Nouvelle- Acadie à Saint-Jacques rendait un vibrant hommage à sa présidente, Évangeline RICHARD. Elle passait le flambeau après 12 années de dévouement.
Le Festival acadien existait depuis 10 ans quand je me suis impliquée. J’ai hérité de la présidence, j’ai eu du plaisir à le faire, mais aujourd’hui il est temps de passer à autre chose.
Mon mari et moi réfléchissons ensemble à la vieillesse, mais nous n’y pensons pas sans arrêt. En résumé, c’est la santé qui va nous permettre de rester chez-nous, ensuite on trouvera un endroit où se faire gâter un peu plus. J’ai de la sympathie pour les personnes âgées qui n’ont que leur chèque pension de vieillesse pour survivre car pour demeurer en résidence et y être confortable, ça prend des bons moyens financiers.
Mais au-delà de l’argent, ce qui est le plus important, c’est la famille. Pendant la vieillesse, tes points d’intérêts ne viennent pas tant de l’extérieur que de ton cercle immédiat, et prendre soin de nos petits-enfants, c’est un peu comme si l’extérieur venait à nous.
Clément RICARD
Rencontré au Parc des cultures[1] de Saint-Jacques, Clément Ricard, un féru d’histoire du peuple acadien, s’est donné le devoir de mémoire comme mission. Lors de notre entretien, il nous a livré avec beaucoup d’émotions ses sentiments sur la résilience des acadiens et nous a brossé un bref tableau de l’histoire de la déportation que voici.
Le 28 juillet 1755, la population acadienne est déportée principalement dans les colonies anglo-américaines. C’est le Grand Dérangement ; entre 6000 et 7000 Acadiens seront expulsés sur des vaisseaux vers les colonies anglo-américaines, l’Angleterre et la France.
De 1760 à 1770, la région de Lanaudière accueillera des Acadiens revenant d’exil et c’est en 1765 que des Acadiens vivant au Massachusetts feront une demande pour revenir au Québec. Jacques Degeay, alors curé de la paroisse Saint-Jacques fera arpenter les terres du grand Saint-Jacques afin que les Acadiens se sentent chez eux. Les premiers déportés acadiens arriveront d’abord à L’Assomption en 1766, certains s’installent à Saint-Jacques. Aujourd’hui la Nouvelle-Acadie inclut Saint-Jacques, Saint-Alexis, Saint-Liguori et Sainte-Marie-Salomée.
