Paul est un cycliste infatigable, un adepte de la course à pied et un photographe devant l’éternel. Originaire de l’Allemagne, cet octogénaire passionné partage aujourd’hui sa vie avec Armelle, sa complice. Ensemble ils envisagent la vieillesse sereinement, comme un voyage à travers le temps.
Paul – Vous êtes vieux à partir de 80 ans, pas avant. Je me sens bien; je n’ai pas à me rendre travailler et je fais ce que je veux ! N’est-ce pas formidable ? Mais il faut s’assurer d’avoir un minimum d’heures de sommeil, 8 heures. C’est essentiel. Si vous respectez cette règle, vous sentirez bien. Je ne me soucie pas vraiment du fait que je sois mortel; pour moi l’important est de finir mes jours dans un endroit où il y a de la verdure. Si je ne peux plus me déplacer, j’aurai une chaise roulante à dix vitesses ! Plus sérieusement, je pense que nous gagnerions tous comme société à respecter davantage nos ainés. En attendant je profite de cette formidable nature et du fait que je suis en grande forme.
Souvent les gens disent « c’est pas drôle de vieillir ». Je n’adhère pas à cet énoncé. Je me sens privilégiée de pouvoir encore faire plein de choses : je peins, j’écris, je fais un peu de course et j’entends bien continuer jusqu’à la fin. Après, ce sera tout, chapitre clos ! Je n’ai aucun regret, que des bons souvenirs ; par contre il y a un fait qui m’attriste, ici les jeunes pourraient avoir plus de respect pour les vieux. Venue d’Europe je peux comparer nos deux cultures et on semble avoir plus de respect pour les personnes âgées sur le vieux continent. Si ce n’est qu’une chose, on les garde plus longtemps à la maison. C’est dommage car autrement au Québec, il fait bon vivre !
