Pour moi la mort c’est la continuité de la vie.

PHOTO : Jacques NADEAU

Autonome jusqu’à la fin

Raymond impressionne, non pas par sa grande forme physique, mais surtout par son désir d’inciter d’autres personnes âgées – Raymond a 86 ans…à faire de l’exercice. Avec sa fille, qu’il appelle sa complice, il aime faire de longues randonnées à vélo, parfois jusqu’à 100 km.

J’habite une résidence pour personnes âgées autonomes avec mon épouse Murielle depuis six ans. Nous bénéficions d’un service de cafétéria. C’est une des raisons qui m’ont poussé à venir m’installer : plus de repas à faire et beaucoup de temps pour m’adonner au grand air !

Vieillir t’offre deux choix : t’apitoyer sur son sort ou rester positif.

Les premiers mois de ma retraite à 59 ans, je ne me pas senti bien. Disons que j’avais été un peu tassé à mon travail. J’aurais continué jusqu’à au moins 62 ans, on aurait pu me proposer une retraite graduelle, mais ce ne fut pas le cas. J’ai dû repenser ma vie. J’ai eu alors la chance de me rendre en Haïti, au Guatemala et en Europe pour faire du bénévolat et j’ai été conquis. Avec l’organisme Casira (Centre Amitié de Solidarité Internationale de la Région des Appalaches) j’ai aidé à des projets de construction; je me suis aussi occupé de personnes handicapés lors d’autres voyages, en tout, j’en ai fait 17 !

Ma passion c’est le vélo. Malgré deux accidents, un au genou et l’autre à la hanche, je continue. Je fais des randonnées de 80 km et plus à toutes les semaines. Je pratique aussi d’autres sports, de la natation, de l’aquaforme et l’hiver je fais du ski. Je donne des cours de mise en forme pour le personnes de 50 ans et plus, cela est très valorisation parce que ces cours encouragent la vie active tout en permettant aux participants de maintenir une bonne musculature.

Je suis un bon croyant, pour moi la mort c’est la continuité de la vie.

Ce que je voudrais est de pouvoir rester chez moi et si je suis malade, avoir des soins à domicile. Ma sœur s’est retrouvée dans un CHSLD à Joliette et c’était d’une tristesse, je veux éviter cela à tout prix.